La tombe de Chaliapine - Cimetière du monastère Novodevitchi, Moscou - Photo : Elena Jourdan
Entre Moscou et l'Oural, vue du train. Photo Philippe Comte, été 2004.
Irkoutsk - Photo : Elena Jourdan
Isba - village de Koultouk - lac Baïkal - Photo : Elena Jourdan
Lac Baïkal - île d'Olkhon - Photo : Elena Jourdan
Un village dans la région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004.
Lac Baïkal : lieu chamanique sur l'île d'Olkhon - Photo : Elena Jourdan
Le cours du Ienissï, dans les monts Sayans - Photo : Elena Jourdan
La place centrale de Torjok, région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004.
Paysage de Khakassie - Photo : Elena Jourdan
Paysage typique - Sibérie- Photo : Elena Jourdan
Le monastère de Torjok, région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004.
"Entrée dans Jérusalem" (fresque) - Exposition au monastère Novodevitchi, Moscou - Photo : Elena Jourdan
Isba restaurée - Irkoutsk - Photo : Elena Jourdan
Près d'Ekatérinbourg, le mémorial à la famille impériale. Photo Elena Jourdan
Isba - Krasnoïarsk - Photo : Elena Jourdan
Le lac Seliguer, région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004.
Une église dans la région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004.
La Moscova et la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, depuis le parc Gorki. Photo Philippe Comte, été 2004.
La source de la Volga, région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004.
Isba - Irkoutsk - Photo : Elena Jourdan
La Moscova à Moscou, monument à Pierre le Grand de Tsérétéli. Photo Philippe Comte, été 2004.

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"La Russie au 21ème Festival International de Géographie, par Véronique Jobert"

dimanche 17 octobre 2010, par Sylvette Soulié


Chronique déodatienne


"Rompons tout de suite le charme : les Déodatiens sont les habitants de Saint-Dié-des-Vosges, où vient de se tenir, du 7 au 10 octobre 2010, le 21ème Festival International de Géographie. Les maîtres d’œuvre en sont le président-fondateur du FIG, Christian Pierret, maire de Saint-Dié et ancien ministre, ainsi que le président de l’ADFIG (association pour le développement du FIG) Jean-Robert Pitte, ancien président de l’université Paris-Sorbonne.

Ce festival a donc curieusement le même âge que la Russie nouvelle, or, en cette année croisée, elle en était justement le pays invité. Monsieur Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie, honora de sa présence la ville de Saint-Dié tout au long du festival, ce qui fut remarqué. La Russie était omniprésente, d’abord sur d’innombrables affiches présentant la cathédrale Basile le Bienheureux sur fond de forêt, puisque le thème choisi pour ce FIG (à éviter comme sigle en russe, évidemment*) était « La forêt, or vert des hommes ? », mais aussi dans les vitrines de tous les magasins, sous forme de matriochkas de toutes tailles, couleurs et styles. Heureusement d’autres objets de l’artisanat populaire russe, plus originaux, telles les poupées en chiffon fabriquées par un groupe de Russes venus d’Ivanovo vinrent compléter le tableau.

Le salon du livre déodatien fit également honneur à la Russie, en privilégiant des publications dédiées à sa littérature, son histoire et sa culture. Des musiciens de Perm, une pianiste russe, des danseurs de Saint-Pétersbourg, mais aussi des formations musicales locales, telle la Chorale « La Mirandole », qui interpréta des chants liturgiques orthodoxes, contribuèrent au succès du programme « festif » de ce festival.

Le FIG est, de toute évidence une manifestation énorme, puisque la ville, forte de 25 000 habitants, accueille, l’espace de quelques jours, le double de sa population, des curieux venus de tous les coins de France, certains sont de véritables accros, qui ne manqueraient aucun FIG. Ce ne sont pas tous des professeurs de géographie, loin de là, comme j’ai pu le constater en m’entretenant avec un certain nombre de mes auditeurs.…

Le festival se conjugue en plusieurs programmes : littéraire, géomatique, culinaire, festif … et même scientifique. Ainsi ce dernier propose des conférences, des conférences-débat, des tables rondes qui ont permis à un public nombreux d’écouter des exposés, tant sur la Russie que sur la forêt, aussi variés et originaux que « Le cèdre, le singe et la grand-mère, tumulte à la limite de l’espace boisé japonais », « La Russie, c’est pas si grand ! Débat sur les distances », « Le bois de Vincennes et ses SDF : un nouvel usage de la forêt ? » ou bien « La Russie, le Goulag, les forêts : quelles géographies ? »

Au salon de la gastronomie des démonstrations culinaires rendaient hommage à la cuisine russe, quelque peu revue et bonifiée par la touche française, avec notamment un « tartare de bison à la vodka ». « Y a-t-il une gastronomie russe ? » telle était d’ailleurs la question à laquelle tenta de répondre un professeur de Paris-Sorbonne (N’ayant pu assister à cette conférence, je ne sais pas s’il y parvint...)
Il faut rendre hommage à tous les organisateurs du festival, dont le dévouement, l’efficacité, la disponibilité ont séduit tous les participants, dont je fus. Après une inquiétude nourrie par le fait que ma conférence se tenait dans un endroit fort excentré, à la limite de la « zone » dirai-je, après un conférencier traitant d’un sujet géographique et écologique très « pointu », dont les auditeurs étaient peu susceptibles de rester écouter un exposé sur les bouleversements politiques, économiques et sociaux de la Russie actuelle, je fus totalement rassurée ! Malgré la concurrence redoutable d’autres conférences sur la Russie qui se tenaient dans le centre de la ville, je pus parler (autant que ma voix quelque peu éraillée le permit) devant une salle comble !
Le lendemain, c’est dans l’immense cathédrale de Saint-Dié, bondée, qu’eut lieu, animé par Antoine Spire, le grand (et magistral) entretien de Madame Hélène Carrère d’Encausse, Haute représentante de l’Amitié Franco-Russe au FIG 2010.

J’ai fait des rencontres inopinées et hors du commun. Ainsi, un charmant forestier du Jura, auteur d’un dictionnaire sur le vocabulaire de la forêt, me confia sa déception de n’avoir su trouver d’interlocuteur russe avec lequel échanger leurs expériences. Je fus bien marrie de tenter de lui expliquer que l’immensité du territoire, l’épaisseur de la taïga, la prolifération d’ours et de loups étaient sans doute la cause de l’absence d’authentiques bûcherons pour s’entretenir avec lui.
Mais aucun bémol ne saurait ternir pour moi le plaisir que j’ai eu à prendre part à ce rassemblement exceptionnel, sur fond de ligne bleue des Vosges, avec le logo de l’AFR jouxtant celui de la République française. (cf. la photo ci-jointe)"

Véronique Jobert, 13 octobre 2010

*Seuls les initiés russophones me comprendront, tant pis !



Isba - Irkoutsk - Photo : Elena Jourdan


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