La tombe de Chaliapine - Cimetière du monastère Novodevitchi, Moscou - Photo : Elena Jourdan
Le cours du Ienissï, dans les monts Sayans - Photo : Elena Jourdan
Isba - Krasnoïarsk - Photo : Elena Jourdan
Lac Baïkal - île d'Olkhon - Photo : Elena Jourdan
"Entrée dans Jérusalem" (fresque) - Exposition au monastère Novodevitchi, Moscou - Photo : Elena Jourdan
Isba - Irkoutsk - Photo : Elena Jourdan
"Na prestole" (fresque) - Exposition au monastère Novodevitchi, Moscou - Photo : Elena Jourdan
Le monastère de Torjok, région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004.
Isba - village de Koultouk - lac Baïkal - Photo : Elena Jourdan
Lors du concours de lutte traditionnelle "hourej", dans la République de Touva - Photo : Elena Jourdan
Paysage typique - Sibérie- Photo : Elena Jourdan
Près d'Ekatérinbourg, le mémorial à la famille impériale. Photo Elena Jourdan
Lac Baïkal : lieu chamanique sur l'île d'Olkhon - Photo : Elena Jourdan
La Moscova à Moscou, monument à Pierre le Grand de Tsérétéli. Photo Philippe Comte, été 2004.
Entre Moscou et l'Oural, vue du train. Photo Philippe Comte, été 2004.
La place centrale de Torjok, région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004.
Un lac dans les Sayans - Photo : Elena Jourdan
Isba restaurée - Irkoutsk - Photo : Elena Jourdan
Une église dans la région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004.
Krasnoïarsk - Parc naturel "Stolby" - Photo : Elena Jourdan
Le lac Seliguer, région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004.
La source de la Volga, région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004.

Accueil > Notre association en détails > Activités de nos adhérents > Evelyne ENDERLEIN Lidiya MIHOVA (dir.) : "Écrire ailleurs au féminin dans le (...)

Evelyne ENDERLEIN Lidiya MIHOVA (dir.) : "Écrire ailleurs au féminin dans le monde slave au xxe siècle"

lundi 16 décembre 2013, par Sylvette Soulié


"Écrire ailleurs au féminin dans le monde slave au xxe siècle"

Evelyne ENDERLEIN Lidiya MIHOVA (dir.)

Ce recueil est consacré aux problèmes de l’écriture ailleurs, compris comme exil, émigration volontaire ou non, ou encore comme émigration intérieure, et il propose une réflexion sur les écrits de femmes, ce qui constitue son originalité, car les études sur la littérature de l’émigration restent la plupart du temps muettes sur les plumes féminines, nombreuses pourtant, mais laissées dans l’ombre par le dictat du canon littéraire et souvent politique. Les écrits sources sont issus du monde slave, dont la littérature, si différenciée soit-elle, reste celle de « l’autre Europe », ou encore de « l’Europe de l’Est », marquée au xxe siècle par le totalitarisme et c’est largement à ce titre qu’elle a acquis sa notoriété.
La culture de cet espace de l’exil est une mosaïque fort différenciée, mais tous les textes, issus de cultures si diverses, ont en commun leur réaction au monde moderne, qui n’échappent pas aux stigmates de l’éloignement du lieu d’origine. La vocation des écrivains émigrés est toujours celle du témoignage, souvent témoignage de l’histoire du pays d’origine. Mais ce devoir de restitution une fois accompli, reste le problème du déracinement, de l’identité.
Toutes les oeuvres mettent en scène le thème de la solitude de l’individu dont les efforts pour résorber les contradictions humaines et donner un sens à la trajectoire de sa vie se soldent par un échec, une mort choisie ou une nouvelle naissance. Dans notre monde actuel, depuis le tournant décisif des années 90 et la chute des totalitarismes, les frontières ont perdu leur étanchéité et le va-et-vient entre la terre d’origine et la terre d’accueil est devenu fréquent, souvent un nouveau mode vie. Pour toutes ces questions, il s’avère que la situation et les choix opérés diffèrent d’un individu à l’autre, mais aussi d’une sphère culturelle à l’autre. Ce recueil aborde tour à tour le monde russe, puis polonais, ex-yougoslave, enfin, pour une part assez importante, le monde bulgare. Il convient certes de s’interroger sur les similitudes ou les différences des réponses données, entre ces espaces eux-mêmes, mais aussi du point de vue du sexe du Moi scripteur.
L’ouvrage présente ainsi des textes de femmes, dans leur unicité et leur altérité, regroupés selon leur perception de l’ailleurs. Réfutant l’existence d’une écriture féminine, au profit d’écritures au féminin, les textes proposés tentent de mettre en lumière quelques réponses de femmes aux multiples questions évoquées plus haut.
Illustration de couverture : Ekaterina Nikolova, composition originale, 2012
ISBN : 978-2-343-00465-5 / 29 €

Consulter le sommaire :



Près d'Ekatérinbourg, le mémorial à la famille impériale. Photo Elena (...)


Éditeur du site : Association Française des Russisants
Directeur de publication : Armelle Groppo, Présidente de l'AFR
Webmestre : Sylvette Soulié